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Contrôler une livraison face à la facture

Un produit facturé et jamais livré ne laisse aucune trace : il n'entre pas au stock, donc aucun inventaire ne le manquera. Le seul moment où il se voit, c'est la réception.

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Contrôler à la réception

Bon de livraison en main, on compte et on pèse avant que le livreur reparte, et on note l'écart sur le bon avant de le signer. Une fois le camion parti, un manquant devient une discussion ; avant, c'est un constat.

La facture arrive souvent des jours ou des semaines plus tard. C'est elle qu'il faut rapprocher du bon, ligne à ligne : écart = (quantité facturée − quantité reçue) × prix unitaire facturé.

Exemple chiffré

Exemple : une livraison de trois lignes

Quantités facturées face aux quantités reçues, au prix unitaire de la facture.

Filet de poulet — 10 kg facturés, 8,5 kg reçus, 9,80 €/kg14,70 €
Crème 35 % — 6 L facturés, 6 L reçus, 4,10 €/L0,00 €
Citrons — 3 kg facturés, 2 kg reçus, 3,20 €/kg3,20 €
Écart à réclamer, sur 132,20 € facturés17,90 €
Si un tel écart revient une fois par semaine930,80 € par an

17,90 € sur une livraison ne fait agir personne. 930,80 € par an, si — pour une seule livraison par semaine, chez un seul fournisseur.

Au prix facturé, toujours

L'écart se valorise au prix porté sur la facture, même s'il diffère du tarif négocié. La facture est un document contractuel ; le tarif qu'on croit avoir obtenu ne l'est pas. Réclamer au prix facturé ouvre une discussion sur la quantité — la seule qu'on puisse gagner.

Quand réclamer

En dessous de 5 €, l'écart relève de l'arrondi de pesée, et la réclamation coûte plus de temps qu'elle ne rapporte. Au-delà, elle se justifie. Un écart faible mais répété change de nature : il ne se voit dans aucune marge, parce qu'il se mêle à la casse et aux offerts. Margéo rapproche chaque bon de sa facture et prévient au-delà de ce seuil.

Questions fréquentes

Comment contrôler un écart entre le bon de livraison et la facture ?

Ligne à ligne, en comparant la quantité facturée à la quantité réellement reçue, puis en valorisant la différence au prix unitaire porté sur la facture. Le contrôle doit se faire à la réception, bon en main : une fois le camion reparti, un produit facturé mais non livré ne laisse plus aucune trace — il n'entre pas au stock, donc aucun inventaire ne le manquera.

À quel prix valoriser un écart de livraison ?

Au prix figurant sur la facture, même s'il diffère du tarif négocié. La facture est un document contractuel, le tarif de mémoire ne l'est pas. Réclamer au prix qu'on croit juste ouvre une discussion sur le prix ; réclamer au prix facturé ouvre une discussion sur la quantité, qui est la seule qu'on puisse gagner.

À partir de quel montant réclamer à un fournisseur ?

En dessous de 5 €, l'écart relève de l'arrondi de pesée et la réclamation coûte plus de temps qu'elle ne rapporte. Au-delà, elle se justifie. Un écart faible mais répété change de nature : trois euros par livraison, trois fois par semaine, font près de cinq cents euros par an.

Pourquoi les écarts de livraison ne se voient-ils pas dans la marge ?

Parce qu'ils se confondent avec le reste. Un produit facturé et non livré gonfle le coût matière du mois, où il se mêle à la casse, aux offerts et aux erreurs de caisse. Aucun de ces postes n'est isolé dans une comptabilité classique : à la fin de l'exercice, l'écart est devenu « une année un peu moins bonne ».

Et le reste de l'année

Ces calculs, chaque mois, sans les refaire

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